Accueil Actualités Les commotions cérébrales: prévenir et agir!

Les commotions cérébrales: prévenir et agir!

Une commotion est une blessure qui n’est pas négligeable. C’est un des dommages les plus fréquents lors d’accident de la route, de chute ou de combats. Il s’agit d’un traumatisme qui peut changer la fonction cérébrale de la victime un bref moment. Le fléau des sportifs, c’est la commotion cérébrale! Le mot commotion vient du latin et signifie « secousse violente ». Pensez-vous tout savoir sur cette blessure crânienne? Je vous invite à lire ce court article. J’écris ce texte parce que je crois en l’importance de l’information et non parce que je veux faire interdire le sport et ses risques.

Les traumatismes graves et modérés sont des blessures « pénétrantes », ce qui veut dire que les blessures sont visibles et pénètrent dans la boite crânienne. Ils peuvent causer des fractures du crâne ainsi qu’une hémorragie au cerveau.

Tout d’abord, le terme commotion a été créé par les spécialistes de la médecine sportive. La commotion cérébrale est un traumatisme crânien, classé en trois catégories : graves, modérés et légers.

Les traumatismes légers comme la commotion cérébrale ne laissent pas apparaître de blessures apparentes, mais il ne faut pas en sous-estimer les symptômes pour autant.

Lors d’une commotion cérébrale, le cerveau effectue un mouvement de va-et-vient dans le crâne lors d’un impact compulsif, les tissus à l’intérieur de la tête s’étirent et frappent les os durs. Des études ont démontré que l’impact crée une espèce « d’orage chimique », une crise énergétique dans le cerveau, ce qui l’empêche de fonctionner normalement pendant un certain nombre de jours. Les tissus du cerveau subissent immédiatement après le choc une hyper excitation des neurones, un déséquilibre du métabolisme, la diminution de l’oxygénation cérébrale et l’inflammation des tissus cérébraux.

Les sportifs et les athlètes ont tendance à négliger leurs symptômes pour pouvoir retourner jouer pour leurs équipes ou pour que la compétition continue. Mais en faisant cela, les risques d’une autre commotion cérébrale sont cinq fois plus élevés. Cinq fois plus de chances! Chaque année, de 20 à 40 % des athlètes subissent une commotion cérébrale. Une deuxième commotion cérébrale en un court laps de temps peut avoir de graves conséquences comme les handicaps physiques et cognitifs permanents. Cela peut même mener au décès.

Qu’est-ce qui nous arrive lorsque cette blessure survient? Des difficultés de mémoire, de l’attention, de raisonnement, de gestion de l’information et des autres fonctions cognitives (langage, apprentissage, perception, tout ce qui concerne la pensée).

Les symptômes varient de la perte de mémoire à l’absence totale de symptômes perceptibles. Les symptômes immédiats les plus fréquents sont la confusion, les étourdissements, le bourdonnement dans les oreilles et maux de tête.

Les traitements Quels sont les traitements!? Vous dites-vous peut- être d’un ton alarmé et paniqué… Ne vous inquiétez pas, ce paragraphe en traite. Selon la gravité et le ressentit des symptômes énoncés plus haut, le repos peut être prescrit, donc pas d’exercices et pas de jeux sur un écran (pour le repos des yeux). Des médicaments peuvent aussi être recommandés contre les maux de tête, la douleur ou la nausée. Mais après une semaine ou deux, si cela persiste, c’est préférable d’aller consulter un professionnel.

Finalement, la commotion cérébrale, bien que ce soit une blessure courante, ne doit pas être prise à la légère. Et puisque la connaissance est le plus grand pouvoir dont nous disposons, parlez-en à vos proches pour les sensibiliser à leur tour. Mieux vaut prévenir que guérir!